Le gouvernement et sa majorité ont éclairé l’opinion sur l’actualité politique au Togo

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C’est à travers une conférence de presse organisée ce mercredi 24 octobre 2018 par le gouvernement togolais que les médias et l’opinion ont été éclairés sur la situation socio-politique qui prévaut au Togo. Les principaux animateurs de ces échanges entre le gouvernement et la presse sont respectivement les ministres Gilbert Badjilembayéna Bawara de la Fonction Publique, du Travail et de la Reforme Administrative, son homologue Payadowa Boukpessi de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales et le président du Groupe Parlementaire du parti Union pour la République (Unir), l’honorable Christophe Tchao. Avec la présence effective du Délégué National du Mouvement des Sages Unir, le professeur Charles Kondi Agba et le président de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics, monsieur René Kapou.

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L’objectif de la conférence de presse du gouvernement est d’éclairer les médias et l’opinion nationale et internationale sur le processus électoral, notamment le recensement électoral en cours qui entre dans le cadre des préparatifs en vue des élections législatives du 20 décembre 2018, et sur l’état d’avancement dans la mise en œuvre des décisions et recommandations de la CEDEAO relatives à la situation socio-politique au Togo.

Les interventions et les échanges ont tournés autour des points notamment :

  • le rappel des décisions et recommandations de la 53ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO tenue à Lomé le 31 juillet 2018 relatives à la situation socio-politique au Togo, notamment celles touchant aux élections législatives, aux réformes constitutionnelles, aux mesures de confiance et d’apaisement et à la question du vote des Togolais résidant à l’étranger ;
  • le rappel du relevé de conclusions de la deuxième réunion du Comité de suivi en date du 23 septembre 2018 et des dispositions pertinentes du code électoral relatives à la composition de la CENI et de ses démembrements (et quelques brefs commentaires et observations concernant les implications qui en découlent).

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Pour le premier point relatif aux décisions et recommandations de la CEDEAO, le ministre Bawara a rappelé l’essentiel des décisions, notamment : l’organisation, le 20 décembre 2018, des élections législatives sur la base d’une révision intégrale du fichier électoral ; l’adoption des réformes constitutionnelles ; la poursuite des mesures de confiance et d’apaisement ; la possibilité pour les Togolais vivant à l’étranger de voter dans leurs lieux de résidence lors des élections nationales.

Concernant le deuxième point relatif au relevé de conclusions de la deuxième réunion du Comité de suivi, deux éléments essentiels ont été soulignés. Le premier élément concerne la CENI. Et le ministre Bawara a rappelé que toutes les initiatives et décisions de la CEDEAO, notamment les solutions préconisées, sont fondées sur la préservation de l’ordre constitutionnel togolais et des institutions établies et sur le respect des règles et principes de la démocratie et de l’Etat de droit, tels qu’ils sont prévus par les instruments juridiques de la CEDEAO.

Pour le deuxième élément du relevé de conclusion, le ministre Bawara rappelle que « nulle part dans les décisions de la CEDEAO, il n’est fait mention ou état de la Coalition des 14 partis de l’opposition ». Ceci étant, poursuit-il : « la Coalition des 14 partis de l’opposition n’est pas une partie prenante de la CENI et nulle part il ne lui est conféré un droit quelconque de désigner des membres ou représentants à la CENI à la place des composantes et entités qui sont concernées ». Il est donc clair, enchaine le ministre togolais de la Fonction Publique qu’ « il ne revient pas à la Coalition de désigner ni les représentants de l’opposition parlementaire ni ceux des partis politiques extraparlementaires ou de la société civile ».

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Les questions des journalistes invités à la conférence ont été relatives à l’enrôlement des présumés mineurs dans la Zone 2 du recensement dont les images circulent sur les réseaux sociaux, au vote par l’Assemblée nationale des membres de l’opposition devant siéger à la CENI, à la présence de l’UFC à la CENI, à une éventuelle reprise du recensement électoral, à la date du 20 décembre 2018 pour la tenue des élections législatives.

A toutes ces questions, la lumière a été faite à tour de rôle par les ministres Bawara et Boukpessi et l’honorable Tchao. Ce qu’il faut donc retenir, c’est que la CENI affichera des listes provisoires du recensement dans les CRV et CLC des deux zones et les populations seront invitées à relever avec des preuves à l’appui toutes les irrégularités constatées. Et la CENI se chargera de corriger le fichier afin d’obtenir des listes définitives. Les membres du gouvernement et sa majorité réaffirment que l’UFC est un parti politique de l’opposition et qu’il appartient à l’ensemble de l’opposition parlementaire de s’entendre pour trouver un consensus concernant la présence de l’UFC à la CENI.