Le 9ᵉ Congrès panafricain, tenu à Lomé du 8 au 12 décembre 2025, a refermé ses portes après cinq jours de débats et d’échanges de haut niveau entre l’Afrique et sa diaspora. Placé sous le thème « Renouveau du panafricanisme et rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir », l’événement s’est conclu par l’adoption d’une Déclaration Finale comprenant six décisions majeures et quarante engagements stratégiques.
À l’ouverture, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a souligné l’importance stratégique du panafricanisme : « Reconquérir notre narratif, c’est rétablir la vérité de notre histoire ». Il a appelé à faire des arts, langues et cultures africaines des instruments d’influence à l’échelle mondiale. La Déclaration Finale réaffirme cette vision et insiste sur l’unité entre l’Afrique et sa diaspora pour relever collectivement les défis du continent.
Parmi les retombées concrètes figurent la demande de justice réparatrice et la réforme de l’ordre mondial. Le Congrès a appelé à l’adoption d’une position commune africaine pour obtenir excuses et réparations pour les crimes historiques, et a proposé la correction symbolique de la projection cartographique Mercator comme acte de justice cognitive. Sur le plan multilatéral, l’Afrique revendique deux sièges permanents avec droit de veto et cinq sièges non permanents au Conseil de sécurité des Nations Unies, conformément au Consensus d’Ezulwini et à la Déclaration de Syrte.
Le Congrès a également reconnu la Diaspora, les Afrodescendants et les jeunes comme forces motrices du renouveau africain. Sur le plan institutionnel, il a été décidé que le Congrès se tiendra tous les cinq ans et qu’un bureau permanent serait créé pour en assurer le suivi. La République togolaise est chargée de coordonner la mise en œuvre des engagements et de saisir l’Assemblée générale des Nations Unies afin d’instituer une Journée internationale sur les réparations et restitutions, conférant au Togo un rôle central dans la concrétisation du panafricanisme du XXIᵉ siècle.




