
Le 22 septembre 2021, le Militant Distingué Faure Essozimna Gnassingbé a prononcé l’allocution nationale de la république du Togo lors du débat général de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations unies.
En ouverture de son discours, le Grand Militant a tiré un bilan intermédiaire de la pandémie de la Covid-19, en remerciant notamment le Secrétaire Général des Nations Unies Antonio Guterres pour son rôle de leadership international. SEM Faure Essozimna Gnassingbé a profité de la tribune des Nations Unies pour rappeler que la suspension des remboursements de dette est une mesure essentielle pour accompagner les pays en développement dans la crise engendrée par la pandémie. « Pour surmonter les chocs de la pandémie de la Covid-19, il est urgent que nous nous penchions sérieusement sur la question de la dette des pays en développement », at-il affirmé avant d’ajouter : « Tout en saluant la décision du G20, d’approuver depuis l’an dernier, l’Initiative de Suspension du Service de la Dette (DSSI), je voudrais exhorter la communauté internationale à répondre favorablement aux conclusions du Sommet de Paris sur le financement des économies africaines pour permettre à nos pays de surmonter les effets de la pandémie et d’assurer une reprise économique durable post Covid-19 ».
Pour rappel, le sommet sur le financement des économies africaines organisé à Paris à l’initiative du président Emmanuel Macron avait pour objectif de relancer les économies africaines asphyxiées par les conséquences économiques de la pandémie de la Covid-19. L’ambition était de récolter 100 milliards de dollars pour combler en partie le besoin de financement de l’Afrique. A l’issue du sommet, les participants avaient notamment promis d’engager des discussions autour des « droits de tirage spéciaux » (DTS) du Fonds monétaire international. Équivalents à une planche à billets du FMI, ces actifs monétaires peuvent être convertis en devises et dépensés, sans créer de dette.
Le Président de la République a également réaffirmé son souhait de voir la communauté internationale mettre fin au protectionnisme en matière de vaccins. En effet, le plus grand défi aujourd’hui, c’est l’accès aux vaccins. La communauté internationale doit veiller à partager les doses équitablement, à lever les restrictions à l’exportation et à augmenter la production locale. A cet effet, le Chef de l’Etat a salué « les efforts en cours visant à permettre un accès équitable aux vaccins afin d’assurer de manière effective une immunité collective mondiale ».
Enfin, pour le Président Faure Essozimna Gnassingbé, la pandémie devra permettre de lancer un changement de mentalité face aux crises surtout dans le cadre du changement climatique, qui nécessite une réponse commune : « l’urgence du moment n’est pas que sanitaire, elle est aussi environnementale », a-t-il lancé avant d’inviter les nations, les multinationales et les institutions financières internationales à « adhérer à la coalisation mondiale pour parvenir à la neutralité carbone ».
Il a également abordé la feuille de route quinquennale lancée il y a neuf mois. Bâtie autour d’une nouvelle vision, la feuille de route 2020-2025 se décline en trois axes stratégiques et 10 ambitions, et contient 42 projets et réformes prioritaires. Les progrès réalisés par le Togo étaient aussi au menu du discours : notamment, la représentation des femmes dans les instances décisionnelles, le programme Wezou, la gratuité de la scolarité, l’assurance maladie universelle et la plateforme industrielle d’Adétikopé


