Enseignement Supérieur : Des réformes importantes pour une formation de qualité

Partager

Des universités ou écoles irrégulières, une inefficacité des offres de formation, des diplômes délivrés sans agrément préalable, une approche détournée de l’employabilité… la qualité de l’enseignement supérieur est en souffrance au Togo. Bien conscient et préoccupé, le Distingué Militant du parti Unir s’est engagé pour un système éducatif mieux organisé et qui protège l’étudiant. Dans la feuille de route gouvernementale deux (02) projets sont prévus à cet effet à savoir la « revue de la politique d’orientation et la promotion de la formation professionnelle vers les métiers prioritaires » et « l’amélioration de la qualité de l’enseignement ».

Pour répondre à ces objectifs, le Premier Militant et son gouvernement ont, en conseil des ministres hier mercredi, examiné et adopté un projet de décret portant réglementation des établissements privés d’enseignement supérieur. De quatre-vingt-huit (88) articles regroupés sous dix (10) titres, le décret détermine les conditions, les modalités et les procédures d’exercice des activités des établissements privés d’enseignement supérieur afin de protéger les apprenants et garantir une formation en adéquation avec les besoins du marché de l’emploi.

Rédigé sur la base des recommandations issues du rapport d’évaluation des établissements privés d’enseignement supérieur et dans le souci d’assainir le sous-secteur, ce décret est proposé en application de la loi n° 2017-005 du 19 juin 2017 d’orientation de l’enseignement supérieur et de la recherche. Un texte innovant qui vise à protéger surtout les citoyens qui sont à la recherche d’un diplôme et d’un enseignement de qualité pour leurs enfants après le Baccalauréat. Ce qui répond à l’objectif du Premier Militant de protéger la population contre un certain nombre de dérives dans des secteurs donnés.

Plusieurs innovations sont alors introduites par ce décret. Entre autres, la clarification de la typologie des EPES, l’adaptation de la gouvernance aux standards, la professionnalisation des offres de formation, l’institution d’un examen d’Etat pour les parcours Licence et Master en ce qui concerne les unités d’enseignement (UE) fondamentales, l’organisation des évaluations des UE non fondamentales par les EPES eux-mêmes, l’interdiction de la formation doctorale aux EPES sauf en théologie, l’interdiction de la codiplomation et de la délivrance des diplômes de licence et master par les EPES non accrédités. Des réformes majeures qui permettront au Togo de disposer des EPES crédibles avec un enseignement et une formation supérieurs de meilleure qualité.