Modification du code électoral : pour des régions fortes et développées

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Modification du code électoral : pour des régions fortes et développées
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Le processus électoral était une fois encore en débat ce mardi à l’Assemblée Nationale. En prélude aux prochaines élections régionales, les députés ont modifié des dispositions de la loi n° 2012-002 du 29 mai 2012 portant code électoral. En détails, elles concernent l’érection de la préfecture en circonscription électorale, la répartition du nombre des conseillers régionaux par préfecture et l’élection des sénateurs par les conseillers municipaux et régionaux.

« La modification du code électoral permet désormais à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) d’entrer définitivement dans la préparation des élections régionales » a assuré Payadowa BOUKPESSI, Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et du Développement des Territoires.

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Devenues des collectivités territoriales à part entière, à l’issue de la plénière de l’Assemblée Nationale tenue à Kara, les régions ont vu le champ de leurs attributions s’étendre et se diversifier à la lumière du processus de décentralisation amorcé par le Togo. Dès lors, les élections régionales sont une démocratie à l’échelle des territoires méritant une meilleure organisation et une participation effective du citoyen. C’est alors dans ce sens qu’interviennent les modifications introduites. En optant pour la préfecture comme circonscription électorale, le législateur souscrit à la politique de proximité du Distingué Militant, Faure Essozimna Gnassingbé d’être plus proche des populations à la base et de répondre mieux à leurs besoins. D’où l’intérêt de représenter presque tous les territoires de la région au sein du conseil régional.

Mieux, pour rapprocher le citoyen des élus et adapter les régions aux enjeux de développement économique, le nombre de conseillers régionaux par préfecture a été également revu à la hausse. De même, ces conseillers régionaux ajoutés aux municipaux seront ceux qui éliront les sénateurs. La Constitution prévoit en effet que deux tiers des futurs sénateurs soient élus par les conseillers régionaux. Par cette modification, les députés sont alors dans un processus de parachèvement de l’architecture institutionnelle complète du pays. Un coup d’éclat de plus pour la démocratie togolaise.

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