Depuis quelques années déjà, le Togo est victime de plusieurs attaques terroristes enregistrées dans la région des Savanes. Ces attaques visent non seulement les forces de défense et de sécurité engagées dans l’opération Koundjoaré, mais aussi les paisibles populations et leurs biens. Dès les premières heures de cette menace, le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé a pris plusieurs mesures de lutte parmi lesquelles le décret n°2022-072/PR du 13 juin 2022 instituant l’état d’urgence sécuritaire dans toutes les préfectures et communes de la région. Initialement décrété pour une durée de trois mois, l’état d’urgence a été prorogé à deux reprises par l’Assemblée nationale et dont la dernière de douze mois arrive à expiration ce mardi 12 mars 2024 à minuit.
Alors que les attaques persistent et que l’insécurité règne toujours en maître, il faut maintenir la vigilance des populations, mettre les forces de défense et de sécurité dans les meilleures dispositions et adapter la lutte suivant l’évolution de la situation.
À cet effet, le gouvernement était face à l’Assemblée nationale ce mardi 12 mars 2024 au cours de la deuxième séance plénière de la première session ordinaire de l’année pour solliciter l’autorisation de proroger une nouvelle fois l’état d’urgence sécuritaire pour une période de douze mois.
Conscients des enjeux sécuritaires auxquels fait face notre pays, les députés, sous la houlette de la Présidente Chantal Yawa Djigbodi Tsègan ont donc voté à l’unanimité ce projet de loi.
« Au moment où personne ne pouvait penser et prédire d’attaques terroristes sur notre territoire national, le Président de la République avait déjà pris des mesures anticipatives, préventives et stratégiques. Sans nul doute, ces mesures ont permis à notre pays de contenir ces multiples attaques et de garder le cap jusqu’à ce jour », a déclaré l’honorable Aklesso Atcholi, Président du groupe parlementaire Unir.
Avec cette nouvelle prorogation de douze mois, le gouvernement a jusqu’au 12 mars 2025 pour mener des actions fortes et poursuivre les mécanismes déjà enclenchés.




