
Ces dernières années le Togo a fait des progrès considérables qui ont permis d’améliorer significativement l’accès des populations aux services essentiels. Notamment, l’éducation, les soins de santé, l’eau potable, l’assainissement et l’énergie. Pour le Grand Militant Faure Essozimna Gnassingbé et le parti UNIR, l’accès à ces services est un gage de cohésion sociale, et donc source de développement parce qu’il permet aux populations de s’émanciper et d’accéder à un certain bien-être.
Malgré des améliorations notables, il est cependant important de préciser qu’un changement fondamental s’impose dans la façon dont toutes les parties prenantes, surtout les travailleurs et organisations syndicales assument leurs responsabilités. Si légalement, le corps enseignant, les agents du système sanitaire et autres disposent du droit de faire grève, néanmoins il faut respecter la procédure et les réglementations légales de notre pays.
Selon l’article 324 de la loi N° 2021-012 du 18/06/21 portant code du travail, « Pour être licite, la grève fait l’objet de négociations préalables entre les parties et doit être précédée d’un préavis de dix jours ouvrés notifié à l’employeur et à l’inspecteur du travail et des lois sociales du ressort par une ou des organisations syndicales régulièrement constituées et reconnues représentatives conformément aux lois et règlements en vigueur… ».
Pour le législateur, le dialogue social, constitue donc un mécanisme inestimable pour régler les crises et réduire les tensions. Or, un dialogue social de qualité doit se nourrir de véritables contenus et s’appuyer sur une responsabilité forte des acteurs. Ce que précise le code de travail en ces termes : « Le dialogue social est le processus d’échange d’informations et de communication par lequel les acteurs du monde du travail s’entendent pour gérer au mieux leurs intérêts ». Quant au gouvernement, il maintient permanemment le dialogue avec les fédérations syndicales du Togo, ce qui prouve son attachement à la concertation. Pour preuve, le gouvernement fait du Conseil National du Dialogue Social CNDS, le cadre idéal pour régler les revendications des travailleurs.
Le code du travail en son article 260 précise les principales attributions du CNDS. Il s‘agit entre autres : de l’animation du dialogue social ; de la promotion d’une culture de prévention des conflits de travail et de la participation à la résolution des conflits majeurs du monde du travail.
Avec un tel instrument, le peuple Togolais est en droit de s’étonner que certaines organisations syndicales continuent de choisir d’aller délibérément en grève alors que des négociations sont toujours en cours. Cet étonnement se transforme en incompréhension totale quand la grève concerne un corps de la fonction publique qui a bénéficié ces dernières années d’une attention particulière du Chef de l’Etat.
Pour le parti UNIR, les grèves dans l’enseignement menacent de détériorer les résultats de l’éducation alors que la pandémie a déjà eu de profondes répercussions sur ce secteur en provoquant la fermeture des écoles. Toutes les parties prenantes doivent œuvrer pour ne pas aggraver les dommages. Et l’article 335 du Code du travail est clair : « Si la grève est illicite, les grévistes reprennent le travail sans délai. Le travailleur qui, sans raison valable ne se présente pas à son poste de travail, commet une faute passible de sanctions disciplinaires ».


