Son degré de valeur au service des communautés est incontestable. Mais son impact a toujours été plus manifeste auprès des couches vulnérables. La finance inclusive au Togo sait faire émerger des solutions pour assurer la résilience économique et sociale. Comme c’est le cas actuellement où la flambée des prix menace les étals. Pour contrer cette poussée inflationniste des mesures sont prises par le Distingué Militant, Faure Essozimna Gnassingbé pour protéger le pouvoir d’achat : plafonnement des prix, suspension des taxes à l’importation ou douanières… et la réduction des taux d’intérêts sur les produits du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI). De deux (02) points pour tous les crédits et de quatre (04) points dans certaines zones qui sont notamment les plus vulnérables.
D’un côté, la baisse de deux points se veut une solution de soutien aux bénéficiaires. Par exemple, sur le produit le plus populaire du FNFI qui est l’Accès des Pauvres aux Services Financiers (APSEF) où le crédit est de 30 000 à 100 000 FCFA, le taux d’intérêt est de 5 %, soit l’équivalent de 1500 FCFA à rembourser sur l’année. En appliquant les mesures, les bénéficiaires ne paient que 750 FCFA mais 300 FCFA dans les localités considérées vulnérables où la baisse est de 4 points. A cet effet, 1000 villages qui n’ont toujours pas eu accès aux services financiers du FNFI ont été identifiés.
« Pour cette année 2022, nous mettons le paquet sur ces villages pour permettre à tout togolais quel que soit où il se trouve de pouvoir avoir accès aux services financiers s’il le désire », a déclaré Mme Mazamesso ASSIH, Ministre chargée de l’Inclusion financière et du Secteur Informel lors d’une émission radio. Il s’agit de rendre plus inclusif ces localités en donnant aux jeunes et aux femmes les moyens de prendre de saisir les opportunités et d’investir dans l’avenir. Somme toute, un facteur très essentiel à l’entrepreneuriat des jeunes et l’autonomisation des femmes. Car, l’accès des couches défavorisées à des services de crédit, d’épargne et d’assurance accroît selon le Distingué Militant leur résilience et en fait des acteurs du développement économique du pays.
Depuis janvier 2014, date du lancement du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI), le Togo fait des merveilles. De grandes progressions sont réalisées ces trois dernières années dans l’espace UEMOA. 82,1% de taux d’inclusion financière au dernier classement. Juste derrière le Bénin. « (…) nous avons entamé aussi des réformes réglementaires pour pouvoir assainir un peu le secteur de la microfinance et pour pouvoir accentuer encore mieux les services d’inclusion financière au niveau de nos populations », a expliqué la ministre Mazamesso ASSIH pour qui le FNFI, c’est plus de 100 milliards de crédits octroyés pour environ 1,8 millions de bénéficiaires en 8 ans. « Nous pouvons voir valablement que notre pays a mis les moyens nécessaires et a fait des efforts conséquents pour que les plus démunis qui ont vraiment eu ces crédits soient ceux qui étaient exclus des services financiers normaux », a-t-elle conclu.



