Mouvements d’humeur au Lycée de Gando, le gouvernement prend ses responsabilités

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Suspension provisoire des activités pédagogiques ce jeudi au Lycée de Gando dans la préfecture de l’Oti-Sud…Très tôt ce matin, des élèves ont manifesté leur mécontentement (fermeture des classes, refus de suivre les cours et devoirs, baisse du drapeau…) contre l’exclusion d’un professeur de philosophie mis en cause dans les récents et illégaux mouvements de débrayage lancés par le Syndicat des Enseignants du Togo (SET). Cet acte révèle la volonté de certains enseignants à gripper les réformes en cours et mettre à mal tous les efforts du gouvernement pour améliorer davantage le système éducatif au Togo.

Malgré le mémorandum d’entente signé le 10 mars dernier entre les autorités togolaises et les syndicats qui oblige à une trêve des mouvements de grève pour une période de cinq ans, le Syndicat des Enseignants du Togo (SET) a lancé le 24 mars dernier un mouvement de grève sans au préalable se conformer au Code du travail et aux dispositions du décret du 23 février 2022 relatif à la représentativité des syndicats professionnels et à l’exercice du droit de grève. Une attitude jugée irresponsable et illogique par plusieurs observateurs. En réponse, le ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue a pris hier un arrêté contre tous les enseignants ayant observé le mot d’ordre de cessation de travail. Toutefois, très conscient des perturbations possibles liées à cette exclusion, des mesures ont été prises. Par exemple, le remplacement immédiat du professeur de philosophie en question et toutes les mesures d’accompagnement.

En plus de la désolation suscitée par l’inobservance des textes réglementaires par des enseignants, il n’est guère compréhensible que des élèves soient manipulés et mis à contribution pour commettre des actes d’incivisme. Pour peu alors qu’il s’agit « d’agents qui se sont illustrés de façon répétitive dans des agissements contraires aux exigences d’enseignants en s’obstinant à créer et à entretenir dans ce secteur crucial de la vie nationale qu’est l’éducation, des tensions et perturbations », la décision du ministre, ajoutée aux nombreux efforts du gouvernement se justifient à nouveau pour assainir le milieu éducatif et le débarrasser des tensions inutiles.

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Dans le secteur éducatif, les avancées et progrès se traduisent par plusieurs actions telles que le maintien du rythme de recrutements des enseignants et des personnels d’encadrement, le renforcement des structures de formations des personnels enseignants. De 24 milliards FCFA environ en 2005, les ressources consacrées à l’éducation sont passées à 159 milliards de FCFA en 2019 soit une augmentation de 558%. L’essentiel ayant cependant été consacré à l’amélioration du traitement du personnel enseignant qui est passé de 19 milliards à 105 milliards soit un accroissement de 458 % à la même période. Une performance à mettre à l’actif du Distingué Militant qui reste ouvert au dialogue mais dans un esprit de fermeté et de responsabilité.