Rapport sur la gestion du fonds Covid19 : l’assemblée nationale échanges avec les différents acteurs concernés

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Le rapport de la Cour des Comptes sur la gestion du fonds covid19 a été au menu des débats ce vendredi 24 novembre à l’assemblée nationale lors d’une séance spéciale. Mise en place pour mieux éclairer le Parlement sur le sujet, la mission d’information et d’enquête a mis le gouvernement et les auditeurs dans des débats contradictoires.

L’exercice est une première dans l’histoire de la représentation nationale et les deux parties ont eu le courage de l’avoir à maintes reprises lors des diverses prises de paroles, soit pour soulever des points du rapport ou pour apporter des éléments de réponse à des équivoques dans le rapport.

Outre le gouvernement fortement mobilisé pour répondre aux questions, les différents services techniques ayant joué une quelconque partition dans la riposte sont également représentés.

Sous la coordination de la présidente de la commission, Bernadette Balouki-Leguzim, les débats se sont déroulés dans une ambiance de courtoisie et en toute indépendance entre la Cour des Comptes et le gouvernement.

« Depuis la sortie du rapport de la cour des comptes, nous avons tous été au courant des rumeurs générées par cet audit. L’Assemblée nationale, dans son rôle de contrôle de l’action gouvernementale, a voulu écouter le gouvernement sur cet audit. Dans un premier temps, le gouvernement est venu faire une première communication sur le contenu de ce rapport. Mais l’Assemblée nationale a voulu approfondir tout ce qui a été dit. Et donc une commission spéciale a été mise sur pied et qui a mis en place aussi une mission d’information afin de mieux expliquer certains aspects du rapport à la population », a déclaré Bernadette Leguzim-Balouki.

La démocratie togolaise a encore avancé d’un pas, tel que salué par tout le public qui a pris part en direct aux discussions.

Selon la présidente de la commission, cet exercice a été décidé afin de manifester le caractère totalement transparent dans lequel le Parlement veut gérer cette affaire. Mme Leguzim-Balouki explique qu’il était question de confronter les deux parties afin de ne pas seulement se contenter des versions séparées eues de part et d’autre.

« Nous avons d’abord eu le gouvernement et après la cour des comptes pour avoir un certain nombre d’éclaircissements. Après les avoir écoutés, on s’est rendu compte qu’il y a encore certaines zones d’ombre où les réponses des uns et des autres ne concordent pas. Alors, ce débat a donc consisté à mettre les deux parties ensemble pour voir plus clair. C’était une occasion de s’expliquer en même temps et permettre à la population d’avoir une idée des choses », a souligné Bernadette Leguzim-Balouki.

Elle précise que le travail de la mission va se poursuivre avec un rapport de ce débat contradictoire qui va être présenté à l’appréciation de la plénière.