Des produits pétroliers en passant par les denrées alimentaires, les prix ne cessent de flamber à travers le monde. En effet, après une baisse mondiale en 2020, les prix des matières premières connaissent une hausse exponentielle depuis quelques mois.
En 2021 par exemple, les prix des céréales avaient grimpé de 22% sur un an, au plus haut depuis 2016 selon l’indice Bloomberg des prix des matières agricoles. Le cours du pétrole brut également a pris 30% depuis plus d’un an et est en hausse quasi constante avec un pic le 07 mars 2022 (123,7$) où elle était estimée à 71% du prix au 11 juin 2021. Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février dernier, le prix du Brent sur le marché spot a augmenté de +26 $/b pour clôturer au 11 mars dernier à 123,5 $/b, son plus haut niveau en dix ans.
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Prenant la mesure de la chose, le Distingué Militant Faure Essozimna Gnassingbé n’a ménagé aucun effort depuis juin 2021 pour que les prix soient maintenus malgré la tendance haussière dans les pays voisins. Même en cette année 2022, les prix de l’essence ont déjà connu des hausses. C’est l’exemple du Bénin, où le 02 mars, le prix est passé à 600F/L contre 545 FCFA en février 2022. Au Ghana, le prix à la pompe de l’essence est passé de 8,22GHc (670,66 F CFA) à 9,72 GHc (793,05 F CFA) à compter du 16 mars 2022. En Côte d’Ivoire, le prix du super sans plomb est passé de 615F/L à 635F/L à compter du 1er février 2022.
Au Togo, malgré une légère hausse des prix des produits pétroliers, il faut retenir que ces nouveaux prix sont tous subventionnés. Par exemple, les prix réels sont respectivement de 772 FCFA pour le super et 807 FCFA pour le pétrole. Sans cette subvention, les prix auraient augmenté de 267 FCFA pour le super, au lieu de 90 FCFA et 407 FCFA pour le pétrole, au lieu de 150 FCFA. Ce qui traduit une augmentation de 18 et 38% contre 53 et 102% si les prix réels étaient maintenus. L’Etat poursuivra donc les subventions qui s’élèveront à 3, 2 milliards FCFA par mois.
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Les raisons liées à la hausse des prix sont variées. La baisse du dollar est l’une d’elles. Le dollar est en effet la référence internationale en matière de prix des matières premières. Sa baisse entraîne souvent une hausse des prix des matières premières. Et inversement. Il y a également des raisons climatiques, où les intempéries ont des répercussions sur les prix des produits agricoles. Par ailleurs, ces raisons sont aussi d’ordre géopolitique, c’est l’exemple de la tension entre l’Ukraine et la Russie qui a une grave incidence sur les prix des produits pétroliers. Mais la principale cause est la sortie de crise du Covid-19 selon certains experts. « On assiste à un décalage temporel entre la reprise de la demande et l’offre qui ne suit pas » explique Philippe Chalmin, un spécialiste des matières premières.


