Togo : le Parlement valide le collectif budgétaire 2025 et le budget 2026

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L’Assemblée nationale a adopté définitivement, le 29 décembre 2025, la loi de finances rectificative pour l’exercice 2025 et la loi de finances pour l’exercice 2026, à la majorité absolue. Cette adoption est intervenue à l’issue des travaux de la séance plénière consacrée à l’examen final des textes financiers de l’État.

La séance s’est tenue en présence du ministre chargé des Relations avec le Parlement et les Institutions, Gilbert Bawara, ainsi que du ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, aux côtés des députés ayant pris part aux débats. L’adoption de ces textes marque l’aboutissement du cycle budgétaire engagé depuis plusieurs semaines, conduit conformément aux dispositions constitutionnelles et aux textes organiques encadrant les finances publiques sous la Ve République. Après une première adoption par l’Assemblée nationale, les projets de loi ont été transmis au Sénat, qui les a validés sans modification. L’absence de divergence entre les deux chambres a ainsi permis une adoption définitive conforme.

À l’issue du vote, le ministre des Finances et du Budget a salué la qualité du dialogue parlementaire et l’implication constante des députés tout au long du processus. Il a indiqué que les échanges parlementaires ont enrichi l’analyse des projets soumis et permis une meilleure prise en compte des préoccupations exprimées par les populations et des réalités des territoires.

Il a notamment :
« Les débats ont été intenses ; nous vous avons écoutés attentivement. Vos contributions nous ont éclairés, vos observations nous ont alertés et vos recommandations ont été bien comprises. Vous avez su mettre en lumière les préoccupations fortes des populations et les aspirations légitimes des territoires. Les lois de finances que vous venez d’adopter ne sont pas de simples chiffres. Derrière chaque montant inscrit, il y a des réalisations concrètes au bénéfice des populations, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, des routes, des pistes rurales et des infrastructures sociales. »

De son côté, le Président de l’Assemblée nationale, S.E. Prof. Komi Selom Klassou, a rappelé que l’ensemble de la procédure s’est déroulé dans le strict respect du cadre constitutionnel et organique. Il a notamment fait référence aux dispositions de la Constitution du 6 mai 2024, de la loi organique relative aux lois de finances, ainsi que du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui encadrent l’examen et l’adoption des textes financiers.

Pour rappel, la loi de finances 2026 est équilibrée en ressources et en charges à 2 751 542 015 000 francs CFA, enregistrant une progression de 14,8 % par rapport à l’exercice 2025. Cette évolution traduit une hausse significative des prévisions budgétaires de l’État. La loi de finances rectificative 2025 porte, quant à elle, le budget à 2 436 milliards de francs CFA, contre 2 396,6 milliards de francs CFA initialement. Cette révision correspond à une augmentation de 39,4 milliards de francs CFA, destinée à ajuster les prévisions aux besoins de l’exécution budgétaire.

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