
En décembre 2019, les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest annonçaient l’implantation d’une nouvelle devise monétaire « l’Eco » en remplacement de l’actuelle devise monétaire le « Franc CFA » et ceci dès l’année 2020. Si selon certains experts, le délai était assez court d’un point de vue matériel, c’était sans compter sur la survenance de la pandémie du coronavirus qui a chamboulé le calendrier préétabli par les chefs d’Etat de la CEDEAO.

En réalité, si la crise économique engendrée par la pandémie du coronavirus a ralenti l’élan des chefs d’Etat vers une nouvelle convergence monétaire, aujourd’hui les choses ont assez évolué. Les voies et moyens pour juguler les effets de la pandémie laissent les coudées franches aux dirigeants de la zone monétaire pour envisager une nouvelle action vers la convergence monétaire. Tel semble d’ailleurs être le cas du Togo. En effet, sous la haute direction du Premier militant Faure Gnassingbé, le Conseil des ministres a planché, ce 22 septembre 2021, sur l’adoption de l’avant-projet de loi autorisant la ratification du nouvel accord entre l’UMOA et la France, comme l’ont déjà fait d’autres pays de la zone monétaire ouest africaine.
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Des changements majeurs découlent du nouvel accord de coopération monétaire signé entre l’UMOA et la France. Il s’agit entre autres du changement du nom de la devise ; de la suppression de l’obligation de centralisation des réserves de change de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) sur le compte d’opérations du Trésor français, déjà effective d’ailleurs et du retrait de la France des instances de gouvernance de la Zone, également mis en œuvre par anticipation. Par contre le régime de change reste inchangé assurant ainsi la parité fixe entre l’euro et la devise de l’Union, tout comme la garantie de convertibilité assurée par la France, qui sont des paramètres essentiels à la stabilité macroéconomique de l’UEMOA. 
Le communiqué du conseil des ministres précise également que cette ratification voulue poursuit un triple objectif, celui « d’améliorer les échanges entre les différents pays membres, de renforcer la stabilité et la résilience des économies et d’impulser une croissance forte, durable et inclusive au niveau de la région ». En ‘‘adhérant’’ à ce nouvel accord, le Distingué militant démontre encore par son leadership que le Togo sera toujours au rendez-vous des changements majeurs nécessaires au développement économique des Etats de la sous-région ouest-africaine.


