Transformation de l’agriculture Togolaise : les avancées du MIFA après 3 ans de mise en œuvre

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Le Togo dispose d’un potentiel considérable pour assurer sa sécurité alimentaire, mais aussi pour produire des excédents exportables. Raison pour laquelle, sous le leadership du Militant Distingué Faure Essozimna Gnassingbé, l’agenda de développement du pays se concentre également sur l’agriculture comme source de croissance.  L’objectif visé par le leader charismatique du Parti UNIR est de transformer le secteur agricole afin de revitaliser les zones rurales. Il s’agit surtout d’augmenter substantiellement les revenus des producteurs et de créer des emplois pour les jeunes et les femmes.  Pour y parvenir, relever le défi du financement du secteur agricole constitue un enjeu crucial. C’est ainsi qu’en juin 2018, le Militant Distingué a lancé officiellement le MIFA (mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage des risques). Après 3 ans de mise en œuvre, le bilan est positif avec un impact considérable sur l’agriculture togolaise.

Par ailleurs, si le Togo veut atteindre et consolider la croissance économique transformatrice, il n’y a aucune autre alternative que le développement d’un secteur agricole riche et dynamique. Et parmi les conditions du succès, il faut notamment réussir à : accroître les financements disponibles et aider les agriculteurs à gérer les risques. En effet, des résultats louables sont déjà enregistrés. Selon les données publiées par le MIFA, 27 milliards FCFA de crédits ont été mobilisés en 3 ans. Sur le terrain, 211 155 acteurs ont été accompagnés dont 202 998 producteurs.  Mais l’heure n’est pas à l’autosatisfaction. Pour le Directeur Général du MIFA, ces résultats bien qu’encourageants sont encore insuffisants : « Notre objectif est d’avoir rapidement un impact sur 1 million de personnes dans le secteur », a-t-il déclaré à Jeune Afrique.

Ces dernières années, la croissance économique du Togo est de 5 % en moyenne par an. Des décisions de politiques économiques avisées, ainsi qu’un niveau d’investissement public et privé soutenu, ont assuré cette relative bonne performance. Désormais, l’ambition affichée par le Grand Militant est de traduire ces performances économiques en une croissance plus inclusive qui génère de l’emploi pour les jeunes et les femmes. En effet, un surplus de personnes en âge de travailler ne représente un atout pour un pays que si ce dernier dispose d’un vivier d’emplois. Depuis 3 ans le MIFA a permis la création et la consolidation de 274 846 emplois à travers le développement des chaînes de production agricoles.

En résumé, le MIFA a actionné plusieurs leviers afin de moderniser l’agriculture togolaise et d’augmenter sa productivité. Parmi les leviers actionnés, il y a entre autres la facilitation du financement du secteur par les institutions financières, le renforcement de capacités des acteurs, et une meilleure structuration des maillons en vue de répondre aux besoins du marché. L’outil se révèle donc efficace au vu des résultats obtenus. La priorité est désormais à la consolidation des acquis et la poursuite de la dynamique. Rappelons que l’initiative vise à porter à 5% la part des crédits bancaires alloués au secteur à l’horizon 2027 et à réduire idéalement de 15% à 7,5% le taux d’intérêt pratiqué sur ces prêts.