Assemblée nationale : un nouveau cadre juridique pour la création et la gestion des aires protégées

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Les députés de la première législature ont tenu ce jeudi 13 août 2026 une séance plénière à l’Assemblée nationale, sous la présidence du Professeur Komi Sélom Klassou. Les travaux se sont déroulés en présence du ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, de la protection côtière et du changement climatique, Komlan Dodzi Kokoroko, commissaire du gouvernement.

À l’ordre du jour figurait l’examen d’un projet de loi relatif à la création et à la gestion des aires protégées. Le texte vise à doter le Togo d’un cadre juridique spécifique et adapté aux enjeux actuels de conservation de la biodiversité, de protection des écosystèmes et de développement durable.

L’exposé des motifs rappelle que la politique de protection des ressources forestières au Togo remonte à l’époque coloniale. Entre 1937 et 1958, quelque 83 aires protégées couvrant environ 14 % du territoire national avaient été créées afin de préserver la faune, la flore et les ressources naturelles. Après l’indépendance, plusieurs textes ont progressivement renforcé ce dispositif, notamment le Code forestier de 2008.

Cependant, au fil des décennies, plusieurs aires protégées ont connu une importante dégradation sous l’effet notamment de l’occupation humaine et de diverses pressions socioéconomiques. Face à cette situation, le gouvernement entend renforcer leur protection tout en faisant de ces espaces des leviers de développement au profit des populations riveraines.

Le projet de loi prévoit ainsi de définir les règles applicables à la création, à l’extension, au déclassement et à la requalification des aires protégées. Il établit également une typologie et différentes catégories d’aires protégées, ainsi que les régimes juridiques qui leur sont applicables, en cohérence avec les orientations internationales en matière de conservation de la biodiversité.

« Il s’agit d’un acte de souveraineté écologique, une reconnaissance par la loi que notre patrimoine naturel, nos forêts, nos parcs, nos réserves, nos zones humides continentales, constitue un bien commun inaliénable dont la préservation engage la responsabilité de toutes les générations », a déclaré le Militant Aklesso Atcholi, Président du Groupe Parlementaire UNIR avant dinviter les députés de son groupe à voter favorablement en faveur du projet de loi.

Une place importante est également accordée à la gestion durable et au financement des aires protégées. Le texte entend favoriser la mobilisation de ressources, le développement de l’écotourisme et la promotion d’activités génératrices de revenus au bénéfice des communautés riveraines. Il prévoit par ailleurs un dispositif relatif aux infractions et aux sanctions.

« Le monde connaît une profonde et rapide mutation. Dans cette évolution notre devoir est de tout faire pour protéger notre terre et ses ressources naturelles. En adoptant ce projet de loi aujourd’hui, nous venons de signer un pacte avec l’éternité en faveur de la nature et des communautés qui vivent au contact des aires protégées. Si nous sommes capables aujourd’hui d’aborder avec sérénité et confiance l’avenir des aires protégées dans notre pays, c’est parce qu’un homme charismatique a su définir le cap. J’ai nommé le Président du Conseil, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBÉ. Avec sa vision : Protéger, Rassembler, Transformer, il a compris que la grandeur d’une nation se mesure aussi à la vitalité de son sol et à la dignité de son environnement. Sous son leadership, le Togo trace une voie singulière, une voie où le progrès humain et le respect de la création marche d’un même pas », a déclaré le Président de l’Assemblée nationale, Professeur Komi Sélom Klassou.

À travers ce nouveau cadre juridique de 63 articles, le Togo entend consolider ses engagements internationaux en matière de biodiversité et de gestion durable des ressources naturelles. Le texte s’inscrit également dans les objectifs nationaux de développement durable, notamment ceux liés à l’augmentation de la couverture forestière du pays et à la préservation des écosystèmes.